mardi 23 décembre 2008

Les souffrances de Benyoucef Mellouk


Décidément, le régime ne sait plus que faire devant cette affaire qui éclabousse toute une tripotée de pontes et autres magistrats, connue sous le nom de « l’affaire des magistrats faussaires » ou encore « l’affaire Mellouk » du nom de l’homme qui eut un jour de mars 1992 le courage de la faire éclater sur la place publique.



Depuis, la vie de Benyoucef Mellouk, cet ancien chef de service des affaires sociales et du contentieux au ministère de la Justice, est devenue un enfer. Emprisonné avec feu Abderrahmane Mahmoudi dès la publication de l’affaire dans les colonnes de L’Hebdo Libéré en 1992, son salaire fut aussitôt suspendu. Et la suite ne fut qu’un long feuilleton d’intimidations, entre harcèlement judiciaire, pressions en tous genres et autres humiliations. Dernière avanie en date : le 18 décembre dernier, M. Mellouk a été rendu destinataire d’une étrange convocation à l’en-tête de la Trésorerie centrale, enjoignant à l’ancien fonctionnaire du ministère de la Justice de s’acquitter de la somme de 10 224 DA équivalant à la solde de ce…mois de mars 1992 où M. Mellouk était en détention ! Cela faisait suite à la décision de suspension du traitement du « dangereux pourfendeur » émargeant à la chancellerie, laquelle décision est datée du 25 mars 1992, soit peu après l’éclatement de l’affaire dans la presse, et ce, en guise de premières représailles.

« Vous êtes requis de payer sans retard les sommes détaillées dans le bordereau d’envoi qui sont dues au Trésor », lit-on dans ce libellé qui prévient que si le « contrevenant » ne paie pas la somme dite sous huitaine, il encourra les poursuites prévues par la loi. Petit détail (et guère anodin) : la convocation date du…23 juillet 2008. Ce qui fait sourire et pleurer Benyoucef Mellouk qui s’étonne de cette missive qui arrive, pas seulement avec cinq mois de retard, mais avec, à bien y voir, seize ans de retard ! Autre outrage subi par l’ex-haut fonctionnaire : il est privé de passeport depuis 1992. Et dernièrement, ayant formulé une demande de recouvrement de son document de voyage, il reçoit une convocation émanant de la sûreté de wilaya de Blida datée du 8 décembre 2008.

M. Mellouk se voit alors notifier qu’il ne peut jouir de son passeport sans présentation expresse du jugement définitif rendu à son sujet dans l’affaire des magistrats faussaires. « Depuis 48 heures, je suis comme un fou. J’ai soudain un problème dermique qui me ronge le crâne chevelu dû à un pic de tension », dit-il en exhibant des taches rouges ayant nouvellement envahi son visage émacié. Normal quand on se représente toutes les abominations qu’a dû subir dans sa chair cet épatant commis de l’Etat qui défend sa cause au péril de sa vie. Même sa famille a eu à pâtir des affres de la hogra infligées par d’obscures officines pour faire payer à l’intègre fonctionnaire son sursaut de moralité. « Je suis fatigué, épuisé, vidé de mes forces ! Si une quelconque ambassade m’offrait l’asile, je m’y réfugierais », éructe-t-il dans un moment de colère toute légitime.

Mais l’homme, loin d’abdiquer, persiste et signe : l’affaire des magistrats faussaires, l’un des plus gros dossiers de faux et corruption pendant au nez de la justice algérienne, éclatera un jour et ses protagonistes paieront. « Que les magistrats ouvrent le dossier sérieusement ! L’affaire traîne encore devant la cour et le verdict de la vérité est repoussé indéfiniment », rage-t-il. « Malheureusement, pour raison d’Etat, ils me font punir : pressions, menaces, intimidations, on m’a fait voir de tout. On m’a radié de mon poste pour avoir dénoncé des intouchables dans cette affaire qui a éclaboussé toutes les institutions de l’Etat. Ils m’interdisent mes droits civiques ; maintenant, on s’attaque à mon passeport pour me bloquer. Et voilà ce ridicule mois de salaire qu’on me réclame seize ans plus tard, un traitement qui remonte à la période où j’étais en prison avec Abderrahmane Mahmoudi, Allah yerahmou.

C’est une honte, une injustice flagrante ! Et je tiens le premier magistrat du pays, le président Bouteflika, pour premier responsable de cette situation, lui qui n’a pas eu le courage de trancher dans cette affaire qui touche l’honneur de tout un pays et l’épopée des chouhada. On veut ainsi couvrir des voleurs magistrats qui ont profité sur le dos du peuple et son trésor en obtenant de fausses attestations de moudjahidine. Qui doit payer, moi ou eux ? Moi, je suis prêt à aller au fond de ce dossier pour faire éclater la vérité, et je le ferai à l’intérieur ou à l’extérieur ». Courageux, digne, M. Mellouk continue d’arpenter les couloirs des rédactions et des palais de justice, ses sulfureux dossiers à la main, comme une bombe qui manque d’exploser avec à la bouche ces mots qui résument la foi ardente qui l’anime et expliquent sa formidable ténacité : « Je ne regrette pas d’avoir fait mon devoir envers mon pays que j’aime ».



Par Mustapha Benfodil

http://www.elwatan.com/Les-souffrances-de-Benyoucef

mardi 5 février 2008

Mellouk condamné à quatre mois de prison ferme

Le verdict est tombé hier dans l’affaire Mellouk : l’ancien chef de service en charge des affaires sociales et du contentieux au ministère de la Justice a été condamné par le tribunal de Sidi M’hamed à quatre mois de prison ferme.
L’affaire est passée, rappelle-t-on, devant la justice le 28 janvier dernier. A l’issue d’un procès que le concerné qualifie d’« expéditif », Belloucif Mellouk se voit donc écoper d’une condamnation, un jugement qu’il ne comprend pas. « Malheureusement, toutes les preuves qui ont été remises à la justice ont été ignorées », dit-il. Pour rappel, Belloucif Mellouk a été poursuivi suite à une plainte pour diffamation déposée en 2001 par l’ancien ministre des Moudjahidine, Mohamed Djeghaba, et l’ancien ministre de l’Intérieur, Mohamed Salah Mohammedi. Mellouk avait cité des proches de ces deux ex-ministres comme étant impliqués dans cette inextricable affaire qui agite la scène médiatique depuis 1992, et connue sous le nom de « l’affaire des magistrats faussaires ». Depuis plus de quinze ans, M. Mellouk se bat pour l’ouverture d’une enquête sur des magistrats et autres hauts fonctionnaires de l’Etat qui se présentent comme des héros de la Révolution au moment où des documents d’archives mettent sérieusement en cause ce passé prétendument immaculé. « Je mets au défi ces deux anciens ministres ainsi que le Syndicat national des magistrats pour une confrontation devant l’opinion publique ! », martèle Mellouk, sûr de la vérité de ses archives. Des documents dont, affirme-t-il, la présidente du tribunal a une copie, mais sans que cela prête à conséquence. Dès le début, l’homme ne se faisait pas d’illusions : il savait que la justice n’allait pas ouvrir ce dossier ô combien sulfureux. Néanmoins, il s’étonne qu’il soit condamné alors que l’affaire, soutient-il, « a fait l’objet d’une prescription ». « Cette condamnation est une haute trahison envers les martyrs de la Révolution. Je ne regrette rien de ce que j’ai subi depuis 1992. Je n’ai fait que mon devoir », clame-t-il. Belloucif Mellouk s’étonne par ailleurs du silence des historiques encore vivants. « Où est le serment fait au peuple et aux martyrs de la guerre de Libération ? », interroge-t-il. L’homme ne manque pas toutefois de louer le soutien d’un certain nombre de « moudjahidine authentiques » de la trempe de Mme Fattouma Ouzguène. M. Mellouk entend faire appel de ce jugement. Mais il ne se fait pas d’illusion : « Je suis convaincu, dit-il, qu’il n’y aura jamais un Etat de droit avec ce régime, et ce verdict en est la triste preuve. »
Mustapha Benfodil

ملوك: ''تهمتي الوحيدة أنني نددت بالخونة''

وقال ملوك لـ''الخبر''، عقب صدور منطوق الحكم: ''أنا نددت بأشخاص خانوا الشهداء والتاريخ، وفهمت أن هناك من ما زالوا إلى اليوم على عهد الخائنين''.تأسف ملوك بن يوسف، في تصريح لـ''الخبر''، عقب صدور حكم إدانته بالحبس النافذ أربعة أشهر، في قضية القضاة المجاهدين المزيفين، لما وصفه ''خيانة عدد من قيادات الثورة وعدد من المؤرخين للقضية وتفضيلهم الصمت، في الوقت الذي استنجدت بهم لكشف خونة الأمس''. وقال ملوك، الذي بدا في حالة نفسية سيئة، ''أعتبر أن عقوبتي هذه جاءت بسبب تنديدي بالحركى وأنني نددت علنا بالخونة''. وشدد على القول إن هناك رأيا عاما يسود لدى الطبقة الحاكمة ''التي أدارت وجهها للملف ولم أحس أن لأحد منهم الشجاعة لقول الحقيقة''. متسائلا عن ''الأسباب وراء عدم اقتناع المعنيين بالملف الذي قدمته''.ويزعم ملوك بن يوسف أنه يملك الأدلة على تزوير شهادة العضوية في حرب التحرير لـ300 قاض. ودعا ملوك رئيس الجمهورية إلى فتح ملف القضاة المجاهدين المزيفين، الذي أثاره عام 1992 وتسبب في إدانته بالسجن وفصله من وظيفته كرئيس مصلحة للشؤون الاجتماعية والمنازعات بوزارة العدل ''ولكن رئيس الجمهورية أيضا لم يجبني''. مشيرا إلى وجود مجاهدين مزيفين ''يحتلون مواقع نافذة في الرئاسة ومجلس الأمة وفي الحكومة والداخلية وفي جهاز العدالة، وبسبب هؤلاء لم ير هذا الملف النور أبدا، ولم أجد، بعد مرور 15 سنة على إثارته، شخصا يتسم بالرجولة ليأخذه بعين الجدية''. وتحدث ملوك مجددا عن لقاءات جمعته بقيادات ثورية لازالت على قيد الحياة، ولم تسفر هذه اللقاءات عن أي جديد، مثل الأخضر بورقعة وأحمد بن بلة ''لكنهم كلهم تهربوا من التعاطي مع القضية، لأنها تمس أشخاصا أقوياء''.
المصدر :الجزائر: عاطف قدادرة

mardi 29 janvier 2008

ملوك يتهم وزير المجاهدين السابق بتزييف التاريخ


ملوك يتهم وزير المجاهدين السابق بتزييف التاريختاريخ المقال
28/01/2008
وسط حضور مميز للصحافة الوطنية والدولية، وحتى كبار المجاهدين القدماء وشخصيات من وزارة العدل جرت بمحكمة سيدي امحمد محاكمة يوسف بن ملوك، إطار سابق بوزارة العدل، مفجر ملف القضاة والمجاهدين المزيفين، حيث واجه بشجاعة وصمود تهمة القذف، ليلتمس في حقه وكيل الجمهورية‮ ‬6‮ ‬أشهر‮ ‬حبسا‮ ‬نافذا‮ ‬و5‮ ‬آلاف‮ ‬غرامة‮ ‬نافذة‮.‬كانت الساعة تقارب الحادية عشر والنصف صباحا عندما نادت قاضية الجلسة على السيد يوسف بن ملوك المتهم في قضية القذف، بناء على الشكوى التي تقدم بها جغابة محمد وزير المجاهدين سابقا سنة 1999 والذي غاب عن جلسة المحاكمة، رغم استدعائه من طرفها ليكون استجواب ملوك بن يوسف‮ ‬كالآتي‮:‬ ‮- ‬أنت‮ ‬يوسف‮ ‬بن‮ ‬ملوك‮ ‬من‮ ‬مواليد‮ ‬29‮ ‬ماي‮ ‬1943‮ ‬بقصر‮ ‬الشلالة،‮ ‬توبعت‮ ‬بتهمة‮ ‬القذف‮ ‬وفقا‮ ‬للمادتين‮ ‬196‮ ‬و296‮ ‬من‮ ‬قانون‮ ‬العقوبات،‮ ‬ماذا‮ ‬تقول؟ ‮- - ‬هذه‮ ‬القضية‮ ‬سياسية‮ ‬تمس‮ ‬القضاة،‮ ‬يوجد‮ ‬أناس‮ ‬نافذون‮ ‬في‮ ‬العدالة‮ ‬والمجلس‮ ‬الأعلى‭ ‬متورطين‮ ‬فيها،‮ ‬فأنا‮ ‬بصفتي‮ ‬إطارا‮ ‬بوزارة‮ ‬العدل‮ ‬أبلغت‮ ‬عن‮ ‬هؤلاء‮ ‬الخونة‮ ‬الذين‮ ‬استغلوا‮ ‬الثورة‮ ‬وعملوا‮ ‬ضد‮ ‬البلاد‮.‬ ‮- ‬تكلم‮ ‬عما‮ ‬ورد‮ ‬في‮ ‬جريدة‮ ‬الوطن‮ ‬سنة‮ ‬1992‮ ‬والأسماء‮ ‬التي‮ ‬ذكرتها‮ ‬عن‮ ‬القضاة‮ ‬والمجاهدين‮ ‬المزيفين؟‮- - ‬قضية‮ ‬القضاة‮ ‬المزيفين‮ ‬هي‮ ‬أكبر‮ ‬القضايا‮ ‬التي‮ ‬عرفتها‮ ‬البلاد،‮ ‬وهناك‮ ‬أناس‮ ‬مازالوا‮ ‬في‮ ‬القضاء‭ ‬وهم‮ (‬مزيفون‮) ‬وأنا‮ ‬قمت‮ ‬بواجبي‮..‬ ‮- ‬تكلم‮ ‬عن‮ ‬الشيء‭ ‬الذي‮ ‬صرحت‮ ‬به‮ ‬ضد‮ ‬وزير‮ ‬المجاهدين‮ ‬سابقا‮ ‬جغابة‮ ‬محمد؟‮- - ‬سنة‮ ‬1992‮ ‬عملت‮ ‬تقريرا‮ ‬مفصلا‮ ‬وقائمة‮ ‬المزورين‮ ‬الذين‮ ‬أصبحوا‮ ‬نوابا‮ ‬ومستشارين‮ ‬وهو‮ ‬من‮ ‬بينهم‮.‬ ‮- ‬ماذا‮ ‬كنت‮ ‬تعمل؟‮- - ‬كنت‮ ‬رئيسا‮ ‬للشؤون‮ ‬القانونية‮ ‬والمنازعات‮ ‬بوزارة‮ ‬العدل‮.‬ ‮- ‬إذن‮ ‬أنت‮ ‬تعترف‮ ‬بأنك‮ ‬تكلمت‮ ‬عن‮ ‬القضاة‮ ‬المزيفين؟‮- - ‬نعم‮ ‬في‮ ‬1992،‮ ‬الشعب‮ ‬الجزائري‮ ‬كله‮ ‬قرأ‮ ‬عنهم،‮ ‬لأن‮ ‬قضيتي‮ ‬كانت‮ ‬أمام‮ ‬محكمة‮ ‬الجنايات‮ ‬بسبب‮ ‬أنني‮ ‬تكلمت‮ ‬عن‮ ‬أشخاص‮ ‬نافذين‮ ‬في‮ ‬السلطة‮ ‬ورئيس‮ ‬الجمهورية‮ ‬من‮ ‬المفروض‮ ‬أن‮ ‬ينظف‮ ‬العدالة‮ ‬من‮ ‬الرشوة‮.‬ وبعد‮ ‬سماع‮ ‬القاضية‮ ‬لكلام‮ ‬بن‮ ‬ملوك‮ ‬أمرت‮ ‬كاتب‮ ‬الضبط‮ ‬بأخذ‮ ‬إشهاد‮ ‬عليه‮.‬ ‮- ‬أنت‮ ‬متهم‮ ‬بالقذف‮ ‬في‮ ‬حق‮ ‬وزير‮ ‬المجاهدين‮ ‬السابق؟‮- - ‬نعم‮ ‬عندي‮ ‬كامل‮ ‬الملف،‮ ‬فجغابة‮ ‬محمد‮ ‬و‮"‬نسيبه‮" ‬وأبوه‮ ‬الذي‮ ‬كان‮ ‬رئيس‮ ‬غرفة‮ ‬بمجلس‮ ‬قضاء‭ ‬الجزائر‮ ‬زيفوا‮ ‬التاريخ‮ ‬الجزائري‮ ‬كله‮.‬ تتدخل‮ ‬القاضية‮ ‬مجددا‮ ‬وتأمر‮ ‬كاتب‮ ‬الضبط‮ ‬بإضافة‮ ‬إشهاد‮ ‬آخر‮ ‬مفاده‮ ‬أن‮ ‬المتهم‮ ‬ذكر‮ ‬بأن‮ ‬أخ‮ ‬الضحية‮ ‬وأباه‮ ‬زيفوا‮ ‬التاريخ‮.‬‮- ‬إذن‮ ‬أنت‮ ‬تعترف‮ ‬بما‮ ‬نسب‮ ‬إليك؟‮- - ‬عندي‮ ‬ملفات‮ ‬سيقدمها‮ ‬دفاعي‮.‬ هذا فيما يخص استجواب السيد ملوك بن يوسف الذي أكد مجددا أنه يملك كل الدلائل، في المقابل طالب دفاع الطرف المدني جغابة محمد بتعويض دينار رمزي مع نشر اعتذار في نفس الجريدة، فيما طالب دفاع بن ملوك الأستاذ العربي آيت مقران ببراءة موكله، مصرحا أنه لم يتصل بالصحافة ولم يدل بتصريحات وإنما القضية كانت بجلسة علنية، مشيرا في ذات السياق إلى تقادم الشكوى التي رفعت 8 سنوات بعد النشر. مستغربا كيف تحصل موكله على انتفاء وجه الدعوى سنة 2004 ليستأنف قاضي التحقيق القضية ويعاد فتح الملف من جديد سنة 2008، معلقا هذه قضية تتعلق بإنسان له سلطة "يحڤر" انسان ليس له نفوذ؟ مؤكدا لهيئة المحكمة بأنه لا يجوز متابعة شخص عن أقوال قالها في المحكمة، مطالبا من القاضية أن لا تقع في فخ تصفية الحسابات. وفي الأخير قدم للقاضية ملفا كاملا عن القضاة المزيفين المعنيين ليؤجل النطق بالحكم إلى 4 فيفري. وعلى هامش المحاكمة صرح يوسف بن ملوك للصحافة أنه راسل رئيس الجمهورية عبد العزيز بوتفليقة مؤخرا، إلا أن هذا الأخير طلب منه الملف الأصلي والقرص المضغوط، غير أنه رفض ذلك وأكد احتواء الملف على أسماء نافذة بالدولة متهما أخ الرئيس علي كافي.
ـــــــ إلهام‮ ‬بوثلجي

Le verdict sera connu le 4 février

Justice-M. Djeghaba et M. Mohammedi contre Benyoucef Mellouk
L’affaire opposant deux anciens ministres, à savoir Mohamed Djeghaba et Mohamed Salah Mohammedi (les plaignants) à Benyoucef Mellouk, ce fonctionnaire du ministère de la Justice qui a révélé le triste et ô combien coûteux et préjudiciable scandale des « magistrats faussaires », a été jugée hier en fin de matinée après plusieurs reports d’un procès qui traînait en longueur depuis 1999.
L’audience n’a pas été longue d’autant que les plaignants, l’ex-ministre des Moudjahidine et l’ex-ministre de l’Intérieur, pour la énième fois, n’ont daigné prendre leur courage à deux mains pour venir devant le juge argumenter leur plainte en diffamation. Le procès a été suivi avec beaucoup d’attention et « aussi beaucoup de peine », diront quelques vénérables moudjahidine venus d’Alger et d’ailleurs pour apporter soutien et réconfort à celui qui a osé étaler sur la place publique un dossier douloureux pour les vrais anciens combattants, pour la dignité du pays et très coûteux pour son économie. Etaient présents les moudjahidate Louiza Ighil Ahriz, Fatouma Ouzeggane, Zhor Zerari, d’anciens officiers des Wilaya III et IV (Mahmoud Touabi et Dehlouk Menouar) et Chemsedin Boudjedra qui est un ancien du MALG. Ce dernier a diffusé avant le procès un communiqué signé par « un comité des moudjahidine de soutien à Benyoucef Mellouk pour la justice et la vérité ». Se sont également déplacés pour la circonstance des écrivains et les députés Leïla Arab et Ali Brahimi. La magistrate qui a conduit le procès suivra-t-elle le 4 février prochain, jour où sera rendu le verdict, le réquisitoire rapide d’un procureur qui a demandé une sanction de six mois de prison ferme et 500 000 DA d’amende contre M. Mellouk ? Ou prendra-t-elle en considération les arguments de la défense assurée par maître Mokrane Aït Larbi qui a démontré que la tenue du procès en question a été précédée de démarches qui ne font pas honneur à une bonne administration de la justice.
Atteinte à la dignité
D’abord, la plainte, déposée en 1999, évoque une diffamation dont se serait rendu coupable M. Mellouk en… 1992 lors de la tenue du procès des magistrats faussaires à l’issue duquel M. Mellouk et le journaliste Abderrahmane Mahmoudi ont été jetés en prison. En d’autres termes, relève l’avocat, MM. Djeghaba et Mohammedi ne se sont réveillés que près de huit ans plus tard pour réaliser qu’ils ont été diffamés par les propos d’un fonctionnaire de l’Etat algérien qui s’exprimait au surplus devant un juge. Me Aït Larbi remarquera en outre que le parquet n’a pas enrôlé l’affaire immédiatement après son dépôt parce que le procès-verbal la concernant n’a pas été signé et que ce n’est que bien plus tard, soit en 2004, qu’elle a été réintroduite et, cette fois-ci, enrôlée. Que s’est-il passé entre-temps et pourquoi est-on passé à la manière forte ? En effet, le 6 janvier 2007, un curieux mandat d’amener est délivré contre M. Mellouk soi-disant parce qu’il n’aurait pas répondu à une convocation de la justice. Et Me Aït Larbi de s’adresser à la juge : « Pourquoi cette convocation n’est pas dans le dossier ? » Il conclura sa plaidoirie en disant : « Lorsque le cours de la justice prend ce chemin truffé d’irrégularités, il n’y a plus ni équité, ni justice, ni défense qui vaille ; c’est tout simplement de la hogra. » M. Mellouk, dont la détermination de fonctionnaire honnête et d’ancien moudjahid sûr de lui n’était pas le moins du monde diminué par les différents types de harcèlement judiciaire et administratif dont le poursuivent les faussaires depuis plus de 15 ans, a réaffirmé la démarche à laquelle il s’en tient depuis 1978 au moment où lui a été confiée, par le ministère de la Justice, la mission de débusquer les faux moudjahidine qui avaient trafiqué les documents nécessaires à l’obtention de la qualité de moudjahid. Il a réaffirmé devant la juge avoir « dénoncé des faussaires qui ont trahi le pays et qui grâce au faux et usage de faux se sont retrouvés à la tête d’importantes institutions, voire à la tête du pays ». Il est à rappeler que ce vieux dossier des faux moudjahidine a pris des proportions absolument énormes. Il s’agit d’abord d’une atteinte incommensurable à la dignité de ceux qui ont laissé leur vie pour que ce pays recouvre son indépendance. Il s’agit d’une deuxième plaie pour ceux qui se sont réellement battus dans les villes, villages, plaines et montagnes et qui se sont retrouvés diminués physiquement par des blessures qu’ils emporteront jusque dans leur dernière demeure. Le préjudice subit par le pays est incalculable parce que les faussaires, grâce à leurs faux documents, ont réussi à accéder à des postes de décision alors qu’ils ne disposaient pas des compétences pour le faire sans compter que les corrompus sont généralement incapables de gérer au mieux les missions auxquelles ils accèdent. C’est enfin un terrible effort financier qui est imposé à l’économie du pays qui sert à rémunérer des délinquants. Cet effort financier est de plusieurs centaines de milliers de dinars par mois si l’on doit prendre en considération les pensions qui font que le budget du ministère des Moudjahidine est chaque année non seulement le plus important après celui de la Défense, mais celui qui augmente le plus.
A. Ancer
Elwatan

mercredi 23 janvier 2008

Mellouk devant la justice

L’association Verdict informe l’opinion publique que Benyoucef Mellouk sera encore
une fois devant le juge le 28 janvier 2008. II est poursuivi en justice par Mohamed Djerraba
(ancien ministre des Moudjahidine) et Mohamedi Mohamed Salah (ancien ministre
de l’Intérieur), respectivement, dans le cadre de l’affaire des magistrats faussaires.
L’association Verdict rappelle que M. Mellouk, qui a déjà été emprisonné, est privé depuis plus de 15 ans de certains de ses droits, suspendu de son poste de travail au ministère
de la Justice puis tout simplement radié. Il a même perdu le bénéfice de sa retraite. Les autorités lui ont retiré son passeport, il ne peut pas ouvrir un cabinet d’huissier ou de commissaire-priseur pour faire vivre sa famille. L’association Verdict rappelle que c’est le ministère de la Justice qui lui a confié, en 1978 puis en 1986, la mission de débusquer
les magistrats qui s’étaient rendu coupables de faux documents pour obtenir la qualité d’ancien moudjahid. Cette mission, M. Mellouk l’aremplie avec sérieux. Face au refus des autorités de donner suite au rapport qui révéla, preuve à l’appui, que de nombreux responsables étaient
impliqués, M. Mellouk a fini par recourir à la presse en 1992 pour rendre public ce scandale, en publiant les listes impliquant de hauts magistrats. La publication du rapport a déclenché la fureur des faussaires qui ont actionné la justice pour le mettre en prison. La suite est connue. L’association appelle tous ceux qui ont du respect pour les chouhada, qui ont à coeur la dignité de l’Algérie, ou tout simplement croient que le droit et la justice doivent avoir le dernier mot, pour qu’ils se solidarisent avec Benyoucef Mellouk et lui apportent leur soutien en assistant au procès
du 28 janvier 2008. L’association informe l’opinion publique que d’autres actions suivront à l’avenir.
ElWatan 23/01/2008

mardi 27 novembre 2007

تأجيل قضية مفجر ملف القضاة المزيفين إلى جانفي المقبل


صرح السيد بن يوسف ملوك مفجر ملف القضاة المزيفين –للشروق اليومي – صباح أمس على خلفية تأجيل محاكمته أمام محمكة سيدي أمحمد بالعاصمة إلى 28 جانفي المقبل بأن هذا التأجيل كان لغرض مطالبة هيئة المحكمة بإحضار ملفاة القضاة المزيفين المعنيين بالقضية واستدعائهم، لأن هاته الملفات ستكشف الكثير من اللبس والغموض الذي يحوم حول القضية منذ أكثر من 15 سنة ،كما أضاف ذات المتحدث بان دفاعه الأستاذ أيت العربي طلب تأجيل القضية لاستدعاء الشاكيان جرابه محمد وزير المجاهدين سابقا وامحمدي محمد الصالح وزير الداخلية سابقا والكاتب العام بوزارة العدل لأنهما لم يحضرا جلسة أمس التي حضرها دفاعهما فقط . وفي السياق نفسه استغرب السيد ملوك -الذي كان يشغل منصب رئيس مصلحة الشؤون الاجتماعية والمنازعات بوزارة العدل في الجزائر العاصمة – قرار إحالته المفاجئ للمثول أمام محكمة الجنح بتهمة التصريح الكاذب بدون أن يستمع إليه قاضي التحقيق ؟ مؤكدا أن القضية مفبركة ضده بغرض طي ملفات وفضائح القضاة والمجاهدين المزيفين لأنه كان وراء فضح العديد من الممارسات الغير القانونية للكثير من ذوي النفوذ والسلطة . وللتذكير فان قضية القضاة والمجاهدين المزيفين التي فجرها السيد بن يوسف ملوك في عام 1992 كشف فيها عن قائمة تضم مايزيد عن 460 ملفا توثيقيا خصت أسماء كانت زمن التواجد الفرنسي تعمل لدى الإدارة الفرنسية المدنية والعسكرية "قياد" وجنود وموظفين في عهد الحاكم لاكوست وعند الاستقلال قاموا بتزوير وثائق تتعلق بانتسابهم للأسرة الثورية وتحولوا إلى جنود في جيش التحرير،وعلى هذا الأساس توبع السيد ملوك بتهمة إفشاء الأسرار من طرف محكمة سيدي أمحمد بسب شكوى قدمها رئيس نقابة القضاة والطيب لوح السيد خروبي وحكم عليه ب8 سنوات سجنا نافذة ليعاد هذه السنة فتح ملفات القضية من جديد على اثر شكوى جديدة من طرف وزير الداخلية سابقا والمجاهدين. ــــــــ الهام بوثلجي
الشروق اليومي

مقران آيت العربي يطالب بحضور وزير المجاهدين السابق


أجلت محكمة سيدي امحمد، أمس، بالعاصمة النظر في الدعوى القضائية التي رفعها وزير المجاهدين السابق، محمد جغابة، ضد مفجّر قضية القضاة المزيفين، بن يوسف ملوك، إلى يوم 28 ديسمبر القادم بسبب غياب القاضية المكلفة بالفصل في القضية، الموجودة في عطلة مرضية. شدت قضية القضاة المزيفين، أمس، أنظار وسائل الإعلام الوطنية وحتى الأجنبية التي حضرت بقوة إلى قاعة الجلسات، إضافة إلى حضور عدد كبير من المحامين الذين أرادوا التطوع للدفاع عن مفجّر قضية القضاة المزيفين. وقد تم تأجيل القضية بسبب غياب القاضية، غير أن المحامي مقران آيت العربي طالب بإجراء المحاكمة، على أساس أنه تم تعيين قاض لجلسة أمس. وطالب الأستاذ آيت العربي بضرورة حضور وزير المجاهدين السابق الذي رفع شكوى ضد السيد بن يوسف ملوك، إضافة إلى مطالبته بحضور السيد محمدي كشاهد في القضية على أساس ورود اسمه في التحقيق. وقد اكتفى السيد جغابة بتوكيل محاميه لتمثيله، ومتابعة الشكوى. أما المحامي آيت العربي فدعا إلى ضرورة كشف الحقيقة في هذه القضية. وخارج قاعة الجلسات التف الصحفيون حول السيد ملوك الذي أكد للحضور أنه سيكشف أسماء القضاة المزيفين أمام هيئة المحكمة مادام أن القضية المتابع فيها تتمثل في هذا الإطار.

مراد محامد

المصدر

Le procès renvoyé au 28 janvier 2008

Le procès en diffamation intenté par les
deux ex-ministres des Moudjahidine et
de l'Intérieur, respectivement Mohamed
Djeghaba et Mohamed Salah Mohamedi,
contre Benyoucef Mellouk, qui devait avoir
lieu hier, a été reporté au 28 janvier prochain.
En effet, la magistrate qui devait siéger au
tribunal correctionnel de Sidi M'hamed est
en congé de maladie. Aussi, alors que l'un
des plaignants a envoyé son avocat, l'autre
n'a pas encore donné signe de vie. C'est
pourquoi l'avocat de M. Mellouk, maître Aït
Larbi, a exigé la présence des deux plaignants.
De son côté, Benyoucef Mellouk est
intervenu hier pour réclamer l'ouverture de
tout le dossier des magistrats faussaires. Il
faut rappeler que les deux ex-ministres ont
déposé une plainte en… 2002 contre Benyoucef
Mellouk, ancien responsable du
contentieux et des affaires sociales au ministère
de la Justice, la citation l'accusant d'avoir
cité à «tort» leurs proches dans le scandale
des magistrats faussaires, quand il avait
publié en mars1992 la liste des hauts cadres
de l'Etat impliqués dans cette affaire.
H. M.

ElWatan 27/11/2007

dimanche 18 novembre 2007

Le jour d'Algerie
Benyoucef Mellouk, l'homme par qui le scandale a été révélé, reste,encore aujourd'hui, un homme déterminé à poursuivre son combatjusqu'au bout. ...
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/151107/Rubriques/evenement.htm

[ El Watan :: Actualite ]Benyoucef Mellouk. Auteur de l'affaire des magistrats faussaires ...Benyoucef Mellouk a révélé, en 1992, le dossier des <<>>. ...
http://www.elwatan.com/spip.php?article9074

Tamanrasset - Algérie - Habitat préfabriqué en Algérie - Nos ArchivesBenyoucef Mellouk doit répondre d'une plainte qui remonte à 2001déposée par Mohamed Djeghaba et Mohamed Salah Mohammedi, respectivementanciens ministres ...
http://www.tamanrasset.net/modules/news/index.php?storytopic=0&start=90

La LADH réitère son soutien à Benyoucef Mellouk ... Dans cette lettre,Me Boudjemaâ Ghechir estime que Mellouk Benyoucef, << jaloux de lasacralisation des ...
http://www.webremix.info/fr/g/algerie/index.html

lundi 12 novembre 2007

ملوك يسلم وسائل الإعلام أقراصا مضغوطة لقوائم القضاة المزيفين



سلم السيد بن يوسف ملوك، أمس، لمختلف وسائل الإعلام الوطنية الملف الخاص بالقضاة المزيفين· ويتضمن الملف قرصا مضغوطا ووثائق تتعلق بقائمة القضاة المزيفين الذين تولوا مسؤوليات عبر مختلف الهيئات القضائية في الجزائر، خاصة بمجلس قضاء الجزائر، وكذا بوزارة العدل· ويتزامن ذلك مع استدعاء محكمة سيدي امحمد مفجّر قضية القضاة المزيفين، السيد بن يوسف ملوك، للمثول أمامها يوم 26 نوفمبر الجاري، بعد سنوات من الأخذ والرد·وأعلنت الرابطة الوطنية لحقوق الإنسان التي ترأسها السيد بوجمعة غشير، أمس، عن مساندتها للسيد بن يوسف ملوك، داعية في نفس الوقت رئيس الجمهورية إلى اتخاذ إجراءات في هذا المجال والتكفل بملف السيد ملوك، الذي وعد بالنظر فيه من طرف إطارات سامية برئاسة الجمهورية·
مراد محامد


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dimanche 11 novembre 2007

La LADH réitère son soutien à Benyoucef Mellouk

La LADH réitère son soutien à Benyoucef Mellouk
Boudjemaâ Ghechir interpelle le président de la République
Le président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH), Boudjemaâ Ghechir, a adressé une lettre au président de la République lui demandant de mettre un terme au harcèlement que subit Mellouk Benyoucef, depuis qu’il a eu à dévoiler le scandale des magistrats faussaires.
Dans cette lettre, Me Boudjemaâ Ghechir estime que Mellouk Benyoucef, « jaloux de la sacralisation des sacrifices des combattants pour la libération a cru de son devoir en tant qu’honnête citoyen et commis de l’Etat de dénoncer certains individus qui avaient investi les rangs des moudjahidine par le faux, d’une part, et la noble profession de magistrat, d’autre part, malgré leur qualité de faussaire. Son combat qui, sous d’autres cieux, aurait entraîné la reconnaissance du pays, ou du moins celle des responsables hiérarchiques, a malheureusement été le détonateur d’une cabale contre lui en subissant les foudres de l’administration et les désagréments du harcèlement judiciaire ». L’avocat interpelle le Président en lui disant qu’en sa qualité d’ancien moudjahid et premier magistrat du pays, il ne saurait « tolérer que Mellouk subisse depuis des années les affres de la hogra juste pour avoir dénoncé des pratiques touchant à la sacralisation du djihad et la noblesse de la profession de magistrat ». Aussi, ajoute-t-il, « il semble évident que votre intervention pour mettre fin à cette injustice devienne un devoir par rapport à votre qualité de moudjahid et de premier magistrat du pays », car selon lui, les rangs de ces héros de la révolution sont malheureusement, à ce jour, investis par des faussaires. La Ladh, faut-il le rappeler, a été la première organisation de défense des droits de l’homme à avoir exprimé son soutien et sa solidarité avec Benyoucef Mellouk, et ce, au lendemain de la programmation du procès pour le 26 novembre au tribunal de Sidi M’hamed, à Alger. Il s’agit, en fait, d’une plainte déposée en 2002 par Mohamed Djeghaba, ancien ministre des Moudjahidine, et Mohamed Salah Mohammedi, ancien ministre de l’Intérieur, pour avoir mis au grand jour le scandale des magistrats faussaires. Dans une récente déclaration à El Watan, Mellouk est revenu sur ce scandale en expliquant qu’il a été chargé de par sa fonction de chef de service contentieux et affaires sociales du ministère de la Justice « d’ouvrir les dossiers de tous les magistrats faussaires. Et pour mettre un terme à toute forme de manipulation qu’elle émane du ministre des Moudjahidine ou de l’ONM, j’invite ces derniers à déposer plainte, ou encore, je lance un appel au ministère de la Justice pour se constituer partie civile et de là, je remettrai tous les documents et les originaux aux autorités compétentes pour la vérité. » Mellouk Benyoucef a demandé au président de la République de mettre un terme à cette situation, « lui qui a fait le serment devant le peuple pour un Etat de droit et de justice ». Défendu par Me Mokrane Aït Larbi, il affirme avoir remis les preuves du dossier à la presse, mais également à toutes les institutions de la République, les services de sécurité, l’ONM, le ministère des Moudjahidine, la présidence de la République. Pour lui, « ceux qui veulent étouffer cette affaire s’inscriront dans une logique de trahison envers le peuple, ses martyrs et son histoire ».
Salima Tlemçani
ElWatan

mercredi 7 novembre 2007



مفجّر قضية القضاة المزيّفين بن يوسف ملوك لـ ''الخبر''
''أنتظر جلسة المحاكمة بفارغ الصبر ولجنة بن شريف تعرضت للضغط''
أكد مفجّر قضية المجاهدين والقضاة المزيّفين، السيد بن يوسف ملوك أنه مستعد للمثول أمام العدالة وكشف الحقيقة حول عشرات القضاة الذين زوّروا وثائق الانتساب للثورة التحريرية والذين كانوا يعملون في الإدارة الفرنسية ثم أصبحوا يتولون مسؤوليات سامية في الدولة. وقال بأن لجنة العقيد بن شريف حول القضاة المزيّفين تعرضت لضغوطات من طرف جهات عليا بسبب الملف الذي سلّمه لهم والذي يتضمن قائمة لهؤلاء المجاهدين المزيّفين وأبنائهم الذين تقلدوا بدورهم مسؤوليات عليا في البلاد.

لقد استدعيتم مرة أخرى من طرف العدالة بعد حوالي 15 سنة من تفجيركم لقضية القضاة المزيّفين، فهل لكم أن تحدّثونا عن أسباب ذلك؟
نعم .. أنا سعيد جدا باستدعائي مرة أخرى من طرف العدالة لأنني مستعد للإدلاء بشهادتي وفق الملف والوثائق التي أملكها والتي ستفضح شخصيات بارزة في الدولة أصبحت الآن الآمر والناهي في قطاعات حساسة بما في ذلك العدالة، وأعتقد أن هناك أشخاص يقفون وراء تحريك القضية مرة أخرى.
ومن هم هؤلاء في رأيكم؟
هم بعض ''رجالات وزير الداخلية السابق محمد الصالح محمدي الذي كان أول من رفع دعوى قضائية ضدي، فهناك مستشارين بوزارة العدل وقضاة من أقرباء الوزير السابق ما زالوا موالين لمحمد الصالح محمدي، إضافة إلى بعض المقربين من رئيس لجنة الاعتراف بالانتساب للثورة التحريرية السابق محمد جغابة الذي رفع بدوره شكوى ضدي.
لقد تمت إدانتكم في هذه القضية عدة مرات فكيف يعاد فتح الملف من جديد؟
نعم المرة الأولى كانت سنة 1992 حينها نشرت جريدة ''ليبدو ليبيري'' التي كان يسيّرها المرحوم عبد الرحمان محمودي قائمة لعدد من القضاة والمجاهدين المزيفين وكانت النقابة الوطنية للقضاة التي كان يترأّسها حينها الوزير الحالي للعمل الطيب لوح قد رفعت بمعية عضو آخر وهو القاضي ورئيس غرفة بمجلس قضاء الجزائر ''خروبي'' شكوى ضدي وكذا الفقيد محمودي. وقد أودع حينها الصحفي عبد الرحمان محمودي السجن مدة عشرة أيام في حين بقيت أنا في السجن 15 يوما. وقد تم الإفراج عنا بأمر من الرئيس الراحل محمد بوضياف الذي أكد في خطاب له عن وجود مجاهدين وقضاة مزيفين. وقد تم إدانتي بثلاث سنوات سجنا مع وقف التنفيذ في هذه القضية بعد قضائي يومان في السجن.
وفي سنة 2001 تم إيداع شكوى أخرى من طرف محمد الصالح محمدي ومحمد جغابة ضدي، على أساس أن الأول كان يتولى مسؤولية الكاتب العام لوزارة العدل والثاني لجنة الاعتراف بالانتساب للثورة بوزارة المجاهدين. وقد اتهمت حينها بتسريب وثائق سرية وكشف سر مهني، غير أن الملف راوح مكانه بعد أن لاحظ قاضي التحقيق بالغرفة الرابعة بأني ''أملك كل الوثائق التي تؤكد صحة أقوالي'' وكان من المفروض أن تجرى بيني وبين الاثنين مواجهة، غير أن هذا الأمر لم يحدث، إلى غاية بداية هذا الأسبوع عندما جاءني أربعة أعوان شرطة يطلبون مني أن أصطحبهم إلى مقر محكمة البليدة التي أخبرت فيها بأن الأمر يتعلق بشكوى تعود إلى سنة .2001
وماذا عن اتصالكم برئاسة الجمهورية في الأشهر الماضية؟
نعم، لقد التقيت بمستشاري رئيس الجمهورية وقدمت لهم الملف كاملا، غير أني لم أتركه لديهم بسبب رفض كل واحد مني تسليمي وصل استلام للملف كاملا. وقد أعلمت بأن رئيس الجمهورية هو الذي طلب شخصيا التكفل بقضيتي، غير أن الأمور بقيت على حالها إلى يومنا. وحتى وعودهم بإعادة إدماجي في منصب عملي وإعادة منحي راتبي الشهري لم يتم الوفاء بها.
وهل من أشخاص ترونهم يؤمنون بقضيتكم؟
نعم.. الصحافة المستقلة وشرفاء هذا الوطن وقضاة نزهاء أثق فيهم كثيرا، فقدور براجع في نظري مثل للقضاة الشرفاء والذي آمن بقضيتي، والقاضي السابق بالغرفة الرابعة بمحكمة سيدي امحمد أحد هؤلاء أيضا.
وماذا عن لجنة العقيد أحمد بن شريف؟
كان فيها ابن الشهيد مصطفى بن بولعيد والعقيد عبيد، غير أنها اندثرت لأسباب لا أعرفها، وأن الأكيد أن اللجنة تعرضت فعلا لضغوطات كبيرة.
وهل من أمل في كشف الحقيقة وإيصالها للمواطنين؟
نعم... وكما يقول المثل ''غير الحقيقة اللي تبان'' والوثائق موجودة في أقراص مضغوطة وفي أيد آمنة.
موعدنا إذن أمام محكمة سيدي امحمد؟
أنتظر هذه الفرصة بفارغ الصبر.. فليس لي ما أخسره فقد فقدت عملي وأجبرت على البطالة وأن مستعد لمواجهة الأسوأ.

L’Affaire des magistrats faussaires devant la justice le 26 novembre

L’Affaire des magistrats faussaires devant la justice le 26 novembre
Le procès de « la mafia politico-judiciaire »
Benyoucef Mellouk doit répondre d’une plainte qui remonte à 2001 déposée par Mohamed Djeghaba et Mohamed Salah Mohammedi, respectivement anciens ministres des Moudjahidine et de l’Intérieur. Bien que ne se faisant aucune illusion quant à l’équité de ce procès, il souhaite que cela soit l’occasion de faire enfin la lumière sur une affaire qui dure depuis quinze ans.
C’est un homme toujours digne et déterminé qui s’est présenté hier à la rédaction une convocation de justice à la main. Lui, c’est Benyoucef Mellouk, l’inusable pourfendeur des magistrats faussaires et des faux moudjahidine. Il doit se présenter le 26 novembre au tribunal de Sidi M’hamed pour répondre d’une plainte déposée en 2001 par l’ancien ministre des Moudjahidine, Mohamed Djeghaba, et l’ancien ministre de l’Intérieur, Mohamed Salah Mohammedi. M. Mellouk avait cité des proches de ces deux ex-ministres comme étant impliqués dans cette inextricable affaire qui agite la scène médiatique depuis 1992, année où elle avait éclaté pour la première fois à travers les colonnes de L’Hebdo Libéré de feu Abderrahmane Mahmoudi. Fatigué mais guère abattu, Benyoucef Mellouk a la pugnacité d’un monument. Il espère que ce procès soit l’occasion de faire toute la lumière sur ce dossier. Mais rompu qu’il est aux arcanes de la machine judiciaire, il ne se fait pas beaucoup d’illusions. « Le clan des faux moudjahidine a gangrené l’appareil judiciaire et la chaîne du pouvoir à tous les rouages. Même une partie de la Chancellerie leur est acquise », dit-il. Ce constat lucide n’empêche pas Benyoucef Mellouk d’affronter son destin et d’aller se présenter le lundi 26 novembre au tribunal d’Alger avec la même hargne, la même colère au ventre. « Je leur lance le défi de se constituer partie civile. Je suis prêt à les affronter pour ce devoir de vérité qui est de l’intérêt de l’histoire de la Révolution. » Rappelons que l’ancien chef de service en charge des affaires sociales et du contentieux au ministère de la Justice avait déjà comparu devant les tribunaux. C’était en 1999 aux côtés de Abderrahmane Mahmoudi. « Mais la justice n’a pas voulu prendre acte des documents en ma possession et l’affaire a été jugée d’une façon expéditive. » Il avait alors été condamné à trois ans de prison avec sursis pour « divulgation de documents confidentiels ». Et quels documents ! Dans une mallette, il trimballe des dossiers qui sentent le soufre et le TNT. Des archives qui accablent certains faux membres de l’ALN et faux activistes permanents de l’OCFLN de même que des fidayîn autoproclamés qui n’ont jamais franchi le seuil de leur chaumière. L’ancien haut fonctionnaire du ministère de la Justice exhibe un CD-Rom dans lequel il a tout compilé, et qu’il entend mettre, prévient-il, à la disposition de la presse. Mellouk est formel : les dossiers qu’il détient sont d’une authenticité établie. « J’avais été officiellement chargé de faire un assainissement dans les dossiers des magistrats sur instruction du président Boumediène en octobre 1978 et du président Chadli en 1986 », dit-il. Même le cabinet de Bouteflika a essayé de négocier la récupération des originaux, affirme-t-il, dans une missive datée du 23 novembre 2002. « En 1992, Bouteflika s’était lui-même déplacé au siège de L’Hebdo Libéré pour nous manifester sa solidarité. Depuis qu’il est au pouvoir, il a tourné casaque », dit Mellouk. L’enjeu du procès du 26 novembre, on l’imagine bien, est important. Mais Mellouk reste sceptique. « Je constate qu’il y a un parti pris dans cette affaire par solidarité corporatiste. C’est un complot dirigé contre moi par les magistrats éclaboussés directement ou indirectement par ce scandale et qui sont toujours en fonction », souligne-t-il. « Je les connais très bien. C’est un clan d’intérêts très puissant, celui de la mafia politico-judiciaire qui protège l’affaire des magistrats faussaires depuis 1992. Je les rends responsables de tout ce qui m’est arrivé, de toute cette injustice et du blocage de ce dossier pour taire la vérité », poursuit-il avant de marteler : « Je demande la réouverture de tout le dossier. Je suis prêt à remettre mes documents à l’occasion de ce procès à condition que la vérité éclate. L’opinion publique a le droit de tout savoir sur cette affaire. »
Mustapha Benfodil
El Watan